Les femmes ont plus souvent de migraines que les hommes. Et pourquoi ce n’est pas “dans la tête”

 



Si tu as déjà eu l’impression que la migraine faisait presque partie de la condition féminine, tu n’es pas la seule à te poser la question.
Et non, ce n’est ni une exagération, ni une faiblesse.

Oui, les femmes souffrent plus souvent de migraines que les hommes.

Et il y a de vraies raisons à cela.

Quelques chiffres pour situer

Les études montrent que :

  • les femmes sont environ 3 fois plus touchées par la migraine que les hommes,

  • la différence apparaît surtout après la puberté,

  • les migraines sont particulièrement fréquentes entre 30 et 50 ans.

Ce simple constat donne déjà un indice important : les hormones jouent un rôle clé.


Les principales raisons de cette différence

1. Les hormones féminines, en première ligne

Les variations hormonales (œstrogènes surtout) sont l’un des facteurs majeurs de la migraine.

Beaucoup de femmes reconnaissent des migraines :

  • juste avant ou pendant les règles,

  • à l’ovulation,

  • pendant la grossesse,

  • à la périménopause ou à la ménopause.

Quand le taux d’hormones chute brutalement, le cerveau devient plus sensible à la douleur.
👉 Ce n’est pas un hasard, c’est un mécanisme biologique bien identifié.

2. Le stress… et la charge mentale

Les femmes cumulent souvent :

  • responsabilités professionnelles,

  • charge familiale,

  • charge émotionnelle,

  • anticipation permanente.

Or le stress est un déclencheur majeur de la migraine.
Pas seulement le stress aigu, mais le stress chronique, celui qui ne se voit pas.

Quand le corps tient longtemps, la migraine devient parfois un signal d’alarme.

3. Le manque de repos réel

Dormir ne suffit pas toujours.
Le cerveau a besoin de repos mental, de pauses, de silence.

Beaucoup de femmes continuent à penser, organiser, gérer… même en se reposant.
Résultat : le corps est allongé, mais le système nerveux reste en alerte.

4. Une sensibilité neurologique plus marquée

Les migraines sont liées à une hypersensibilité du système nerveux.
Or les femmes présentent plus souvent :

  • une sensibilité aux stimuli (bruit, lumière, odeurs),

  • une réactivité émotionnelle plus forte (ce qui n’est pas un défaut).

Ce terrain sensible rend la migraine plus probable.

5. Une prise en charge parfois tardive

Pendant longtemps, la migraine féminine a été minimisée :

“C’est le stress.”
“C’est hormonal.”
“C’est normal.”

Résultat : beaucoup de femmes vivent avec des migraines non traitées ou mal comprises, ce qui peut les rendre plus fréquentes ou plus intenses.


Ce qu’il est important de retenir

  • La migraine n’est ni imaginaire, ni exagérée.

  • Elle n’est pas un signe de fragilité, mais un déséquilibre neurologique réel.

  • Elle mérite une écoute, un suivi, et parfois un traitement adapté.

Consulter un médecin, un neurologue ou un professionnel de santé n’est pas un échec.
C’est une forme de respect envers soi-même.


Et si on changeait de regard ?

Plutôt que de te demander :

“Pourquoi je suis encore migraineuse ?”

Tu peux peut-être te demander :

“Qu’est-ce que mon corps essaie de me dire en ce moment ?”

La migraine n’est pas l’ennemie.
Elle est souvent un message maladroit, mais sincère.


Ton corps ne te trahit pas. Il te parle.


Ma bulle féminine, 

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