Après 50 ans, et si on arrêtait enfin de vouloir plaire à tout le monde ?

 

Il y a une chose assez étonnante qui arrive avec les années.

On commence doucement à comprendre que l'on ne pourra jamais plaire à tout le monde.

Et surtout… que ce n'est finalement pas si grave.

Pendant longtemps, on a appris à faire attention.

À notre façon de parler.

À notre façon de nous habiller.

À ce que les autres allaient penser.

À ne pas faire de vagues.

À être gentille.

À rendre service.

À être une bonne fille, une bonne maman, une bonne compagne, une bonne amie, une bonne collègue…

Et quelque part en chemin, il nous est parfois arrivé d'oublier une personne essentielle :

nous.

Alors, à 50 ans, peut-être est-il temps de remettre un peu de nous au centre de notre propre vie.

Le besoin d'être aimée par tout le monde

Soyons honnêtes.

Qui n'a jamais changé d'avis pour ne pas contrarier quelqu'un ?

Qui n'a jamais accepté une invitation alors qu'elle aurait préféré rester tranquillement chez elle ?

Qui n'a jamais dit « oui » alors que tout en elle criait « non » ?

Qui n'a jamais porté une tenue en se demandant ce que les autres allaient en penser ?

Qui n'a jamais hésité à donner son opinion par peur de déplaire ?

Nous avons parfois passé une bonne partie de notre vie à chercher cette approbation.

Un petit « tu as raison ».

Un « tu es jolie ».

Un « tu es formidable ».

Un « heureusement que tu es là ».

Et bien sûr, c'est agréable.

Mais lorsque notre bien-être dépend trop du regard des autres, nous leur donnons sans même nous en rendre compte les clés de notre propre bonheur.


Et si nous arrêtions de nous expliquer ?

Avec l'âge, j'ai l'impression que quelque chose change.

On a moins envie de se justifier.

On n'a plus forcément envie d'expliquer pourquoi on ne vient pas.

Pourquoi on ne veut pas faire ceci.

Pourquoi on préfère rester chez soi.

Pourquoi on a changé d'avis.

Pourquoi on ne veut plus d'une certaine relation.

Pourquoi on a besoin de temps pour soi.

Et c'est peut-être ça aussi, grandir :

comprendre que nous n'avons pas besoin d'obtenir l'autorisation des autres pour vivre comme nous en avons envie.

Tu n'as pas besoin de convaincre tout le monde.

Tu n'as pas besoin que tout le monde comprenne tes choix.

Tu n'as même pas besoin que tout le monde les apprécie.

Ils t'appartiennent.




Dire non ne fait pas de toi une mauvaise personne

Pendant longtemps, le « non » a eu mauvaise réputation.

On l'a associé à l'égoïsme, à la froideur, au manque de gentillesse.

Pourtant, un « non » peut être une forme de respect.

Respect de soi.

Respect de son énergie.

Respect de ses limites.

Dire :

« Non, je ne peux pas. »

« Non, je n'en ai pas envie. »

« Non, ce n'est pas pour moi. »

« Non, cette fois je préfère rester chez moi. »

ne fait pas de toi une mauvaise personne.

Cela fait simplement de toi une personne qui connaît un peu mieux ses limites.

Et puis, avouons-le…

À 50 ans, on commence à avoir suffisamment d'expérience pour savoir que notre énergie n'est pas infinie.

Alors autant la réserver aux personnes et aux choses qui comptent vraiment.


Tu as le droit de changer

Voilà quelque chose que j'aime particulièrement dans cette période de la vie :

on a le droit de changer d'avis.

Tu peux avoir adoré sortir tous les week-ends et préférer aujourd'hui une soirée tranquille à la maison.

Tu peux avoir toujours aimé travailler énormément et avoir désormais envie de ralentir.

Tu peux avoir été très sociable et apprécier davantage les petits comités.

Tu peux avoir porté certaines couleurs pendant des années et découvrir que tu as maintenant envie d'autre chose.

Tu peux avoir consacré énormément de temps aux autres et décider d'en consacrer davantage à toi.

Et tu sais quoi ?

Tu n'as pas besoin de rester la femme que tu étais à 30 ou 40 ans pour être cohérente.

Nous évoluons.

Nos envies évoluent.

Nos priorités évoluent.

Et c'est très bien ainsi.

À 50 ans et plus, j'ai davantage envie d'être moi que de paraître parfaite

Peut-être qu'avant, nous cherchions davantage à donner une certaine image.

La femme qui gère tout.

La femme toujours disponible.

La femme qui ne se plaint jamais.

La femme qui a une maison impeccable, une vie parfaitement organisée et toujours le sourire.

Mais la vraie vie n'est pas Instagram.

La vraie vie, ce sont aussi les journées où l'on est fatiguée.

Les projets qui ne fonctionnent pas.

Les doutes.

Les erreurs.

Les moments où l'on ne sait plus très bien où l'on va.

Les journées en pyjama.

Les repas improvisés.

Les cheveux qui ne veulent rien savoir.

Les émotions que l'on ne maîtrise pas toujours.

Et finalement, être soi est probablement beaucoup moins fatigant que d'essayer d'être parfaite.

Et si nous nous choisissions un peu plus ?

Se choisir ne signifie pas devenir égoïste.

Cela signifie simplement ne plus s'oublier.

C'est prendre un café tranquillement parce qu'on en a envie.

C'est lire quelques pages d'un livre au lieu de ranger encore une fois quelque chose qui peut attendre.

C'est s'offrir un parfum parce qu'on aime son odeur.

C'est partir se promener.

C'est prendre soin de son corps sans le punir parce qu'il a changé.

C'est accepter ses cheveux blancs… ou continuer à les colorer si cela nous plaît.

C'est mettre une jolie robe même si personne ne nous attend.

C'est s'offrir des fleurs.

C'est rire fort.

C'est rêver encore.

C'est faire un projet qui nous enthousiasme.

C'est parfois fermer la porte et dire :

« Aujourd'hui, j'ai besoin de moi. »

Et ce n'est pas grave.

Tout le monde ne t'aimera pas… et alors ?

Il y aura toujours quelqu'un pour trouver que tu parles trop.

Quelqu'un pour penser que tu ne parles pas assez.

Quelqu'un qui n'aimera pas ta tenue.

Quelqu'un qui trouvera tes choix étranges.

Quelqu'un qui ne comprendra pas tes envies.

Quelqu'un qui te trouvera trop ambitieuse.

Quelqu'un qui te trouvera trop tranquille.

Quelqu'un qui pensera que tu devrais faire autrement.

Alors autant être honnête :

puisque nous ne pouvons pas plaire à tout le monde, autant commencer par nous plaire à nous-mêmes.

Pas tous les jours.

Pas à chaque instant.

Mais suffisamment pour savoir que notre vie nous ressemble.


À 50 ans, j'ai envie de choisir ce qui mérite mon énergie

Il y a une phrase que j'aimerais garder dans ma petite bulle :

« Tout ne mérite pas une réaction, une explication ou une place dans ma vie. »

Certaines discussions peuvent être laissées de côté.

Certaines remarques peuvent passer au-dessus de nos têtes.

Certaines personnes peuvent prendre de la distance.

Certaines portes peuvent se fermer.

Et certaines peuvent même avoir besoin de rester fermées.

Parce qu'à 50 ans, nous avons quelque chose que nous n'avions peut-être pas suffisamment à 20 ans :

l'expérience de savoir que tout finit par passer.

Les critiques.

Les déceptions.

Les petits conflits.

Les jugements.

Les périodes difficiles.

Et nous aussi, nous continuons d'avancer.

Alors, aujourd'hui…

Aujourd'hui, j'ai envie de te proposer une petite expérience.

Demande-toi simplement :

« Qu'est-ce que je ferais différemment si je n'avais pas peur de déplaire ? »

Peut-être que tu trouveras une grande réponse.

Ou peut-être une toute petite.

Dire non à une invitation.

Porter une couleur que tu n'oses jamais porter.

Commencer une activité.

Prendre quelques heures pour toi.

Appeler quelqu'un que tu aimes.

Laisser tomber une obligation qui ne t'apporte plus rien.

Ou simplement…

arrêter de te sentir coupable de vouloir être heureuse.

Et si cette petite réponse était le début de quelque chose ?

Ma bulle après 50 ans

C'est aussi cela que j'ai envie de partager ici, dans Ma Bulle Féminine après 50 ans.

Pas des recettes miracles.

Pas une vie parfaite.

Pas l'idée qu'à 50 ans, nous devons soudainement tout avoir compris.

Simplement des réflexions, des découvertes, des petits bonheurs et parfois des questions que nous nous posons toutes.

Parce qu'après 50 ans, nous avons encore tellement de choses à vivre.

Des projets à imaginer.

Des endroits à découvrir.

Des personnes à aimer.

Des éclats de rire à partager.

Des livres à lire.

Des repas à savourer.

Des promenades à faire.

Et peut-être même quelques rêves à ressortir des tiroirs.

Alors oui…

À 50 ans, et si nous arrêtions enfin de vouloir plaire à tout le monde ?

Et si nous commencions simplement par nous demander :

« Est-ce que cette vie-là me plaît, à moi ? »

Parce qu'au fond, c'est peut-être l'une des plus jolies libertés que les années peuvent nous offrir.

Ne plus chercher à être aimée de tout le monde.

Mais apprendre, doucement, à être pleinement soi.


Ma bulle féminine,
Christelle Vanwarbeck

contact : mabullefeminine@gmail.com



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