Ma promenade idéale pour ralentir et respirer.
Il y a les promenades où l'on marche avec un objectif précis : faire ses kilomètres, atteindre un endroit, battre son record…
Et puis il y a ma promenade idéale.
Celle où je ne cherche absolument pas à battre un record.
À part peut-être celui du nombre de fois où je vais m'arrêter pour regarder quelque chose.
Partir sans regarder l'heure
Ma promenade idéale commence simplement.
Je chausse mes baskets, je prends une veste si nécessaire et je pars.
Pas besoin d'avoir un programme.
Pas besoin de savoir exactement combien de kilomètres je vais parcourir.
Aujourd'hui, je marche à mon rythme.
Et si j'ai envie de m'arrêter cinq minutes pour regarder un arbre, une fleur ou un joli paysage…
Je m'arrête.
Après 50 ans, j'ai décidé que personne ne me remettra une médaille parce que je serai rentrée 17 minutes plus tôt.
Regarder ce que l'on ne voit plus
Quand on marche régulièrement au même endroit, on finit par ne plus vraiment regarder.
Alors j'essaie de changer ça.
Une maison que je n'avais jamais remarquée.
Une fleur qui pousse au bord du chemin.
Un oiseau.
Un rayon de soleil entre les arbres.
Le bruit du vent dans les feuilles.
Des petits détails qui étaient là depuis longtemps…
Mais que je n'avais simplement pas pris le temps de voir.
Respirer vraiment
Pendant quelques minutes, je laisse mon téléphone dans ma poche.
Je respire.
J'écoute.
Je regarde autour de moi.
J'inspire profondément l'air frais et j'expire doucement.
Et soudain, je réalise que mon cerveau avait probablement besoin de cette promenade autant que mes jambes.
Marcher devient alors une petite séance de déconnexion… sans abonnement mensuel.
Et si un chien m'accompagne…
La promenade prend évidemment une autre dimension.
Parce qu'un chien n'a absolument aucune notion de « promenade tranquille ».
Il faut renifler ici.
S'arrêter là.
Changer de direction.
Observer un autre chien à 200 mètres.
Et surtout… prendre le temps de sentir absolument chaque brin d'herbe.
Finalement, les chiens sont peut-être nos meilleurs professeurs de slow life.
Ils savent parfaitement profiter du moment présent.
Et le meilleur moment ?
Le retour à la maison.
Les joues un peu rosées.
La tête plus légère.
Les jambes agréablement fatiguées.
Et cette petite satisfaction d'avoir pris du temps pour soi.
Alors parfois, je prépare un thé, je m'installe et je me dis :
« Voilà. C'était exactement ce dont j'avais besoin. »
Pas besoin de partir loin.
Pas besoin de marcher pendant deux heures.
Pas besoin d'accomplir quelque chose.
Il suffit parfois d'un chemin, d'un peu de nature et de quelques minutes pour respirer.
Ma petite bulle du jour
Après 50 ans, j'ai envie de croire que ralentir est aussi une façon d'avancer.
Alors la prochaine fois que tu partiras te promener, essaie quelque chose :
Ne regarde pas ta montre.
Ne pense pas au nombre de kilomètres.
Regarde simplement autour de toi.
Respire.
Écoute.
Et profite.
Et si tu rentres avec trois feuilles, deux cailloux et une photo du coucher de soleil dans ton téléphone…
c'est que la promenade était réussie.
Ma bulle féminine,
Christelle,
mabullefeminine@gmail.com

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