Et si on parlait du monde tel que tu le ressens, pas tel qu’on te l’explique
Tu l’as sans doute remarqué : le monde ne t’atteint plus comme avant.
Ou plutôt… il t’atteint différemment.
On t’explique tout. En continu.
Les chiffres, les crises, les urgences, les avis tranchés.
On te dit ce qu’il faut penser, craindre, anticiper.
Mais ce qu’on t’explique ne correspond pas toujours à ce que tu ressens.
Et ce décalage-là, tu le portes souvent en silence.
Ce que tu ressens n’est pas un manque d’information
C’est une saturation.
Tu es informée. Trop, parfois.
Mais ton corps, lui, dit autre chose : fatigue, tension, besoin de recul.
Ce n’est pas de l’indifférence.
C’est une forme d’instinct.
Tu ressens que tout va trop vite.
Que le bruit est constant.
Que l’émotion est souvent exploitée, amplifiée, recyclée.
Alors tu respires autrement.
Tu écoutes moins les débats, plus ton ventre.
Tu choisis ce que tu laisses entrer.
Tu captes l’ambiance plus que les titres
Tu n’as pas besoin de tout comprendre pour sentir que quelque chose cloche.
Tu ressens l’agitation, la peur diffuse, la pression invisible.
Et en même temps, tu ressens aussi autre chose :
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la beauté d’un moment simple,
-
la chaleur d’un échange sincère,
-
la force tranquille de certaines femmes autour de toi.
Le monde n’est pas qu’un chaos.
Il est aussi fait de gestes minuscules, de résistances douces, de liens discrets.
Et ça, aucun fil d’actualité ne le raconte vraiment.
Tu n’as pas à choisir entre être lucide et te préserver
Tu peux être consciente sans être envahie.
Tu peux être concernée sans t’épuiser.
Tu peux savoir sans tout porter.
Te préserver n’est pas fuir.
C’est rester capable de sentir, d’aimer, de réfléchir.
Quand tu éteins un écran, quand tu marches, quand tu cuisines, quand tu écoutes quelqu’un vraiment…
tu ne te déconnectes pas du monde.
Tu t’y relies autrement.
Ton ressenti est une boussole
On te dira parfois que tu exagères.
Que tu es trop sensible.
Que tu devrais “prendre du recul”.
Mais ton ressenti n’est pas une faiblesse.
C’est une lecture fine du réel.
Tu n’as pas besoin d’un expert pour t’autoriser à penser :
« Là, c’est trop pour moi. »
« Là, j’ai besoin de douceur. »
« Là, je choisis le silence. »
Le monde tel que tu le ressens est déjà une vérité.
Peut-être plus humaine.
Peut-être plus lente.
Mais profondément juste.
Qu’est-ce que tu choisis d’écouter davantage : le bruit du monde ou ta propre boussole intérieure ?
Tu n’as pas à comprendre le monde dans son ensemble. Tu as juste à rester fidèle à ce que tu ressens dedans.
Ma bulle féminine,
Christelle Vanwarbeck






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