Migraine vestibulaire : quand la tête tourne… même sans spécialement de mal de tête

 



Il y a des choses qu’on n’ose pas toujours expliquer.

Parce que ça paraît bizarre.
Parce que ça ne se voit pas.
Parce qu’on a peur qu’on ne nous prenne pas au sérieux.

La migraine vestibulaire en fait partie.

Certaines femmes tapent en secret :

  • “Pourquoi j’ai des vertiges sans raison ?”

  • “Sensation de bateau en permanence”

  • “Vertiges mais IRM normale”

  • “Migraine sans douleur à la tête”

Et elles tombent sur ce mot étrange : vestibulaire.


À quoi ça ressemble, vraiment ?

La migraine vestibulaire, ce n’est pas forcément un mal de tête violent.

C’est souvent :

  • une sensation de tête qui flotte

  • l’impression d’être sur un bateau ou comme descendre d'une attraction forte

  • des vertiges soudains

  • une instabilité en marchant

  • une hypersensibilité à la lumière ou au bruit

  • une fatigue écrasante après la crise

  • et personnellement, j'ai aussi des picotements au niveau de la bouche 

Certaines décrivent :

“Je ne tourne pas, mais le monde autour de moi n’est plus stable.”

Ça peut durer quelques minutes…
ou plusieurs heures.
Parfois même quelques jours avec une sensation de déséquilibre persistant.

Et le plus déroutant ?

On peut ne pas avoir mal à la tête du tout.


Pourquoi on en parle surtout entre femmes ?

Parce que les migraines vestibulaires touchent majoritairement des femmes.

Souvent :

  • pendant les périodes de fluctuations hormonales

  • en période de stress intense

  • autour des cycles

  • en périménopause

Les hormones jouent un rôle.
Le système nerveux aussi.

Et nous, les femmes, avons souvent un système nerveux… très sollicité.


Le plus difficile, ce n’est pas le vertige

C’est le doute.

“Est-ce que je somatise ?”
“Est-ce que je deviens anxieuse ?”
“Pourquoi les examens ne montrent rien ?”

Beaucoup racontent ce parcours :

  • ORL normal

  • IRM normale

  • bilan sanguin normal

Et pourtant, le malaise est réel.

C’est là que la migraine vestibulaire entre en jeu.

Elle ne laisse pas toujours de trace visible.
Mais elle existe.


Ce que ça change au quotidien

Quand on vit ça, on peut :

  • éviter les grands magasins (trop de lumière)

  • redouter les trajets en voiture

  • se sentir vulnérable dans les lieux publics

  • être épuisée sans raison apparente

Et parfois, on se sent incomprise.

Parce que de l’extérieur…
on a “l’air normale”.


Ce n’est pas “dans ta tête”

C’est neurologique.
C’est reconnu.
Et surtout, ce n’est pas imaginaire.

Le cerveau gère à la fois l’équilibre et la douleur migraineuse.
Quand le système se dérègle, il peut produire des vertiges au lieu (ou en plus) du mal de tête.


Ce qu’on apprend avec le temps

Beaucoup de femmes finissent par identifier leurs déclencheurs :

  • fatigue

  • stress

  • manque de sommeil

  • variations hormonales

  • écrans prolongés

  • lumière intense

Et doucement, elles apprennent à :

  • ralentir

  • s’écouter

  • anticiper

  • ne plus culpabiliser

Parce qu’on ne “force” pas un système nerveux fragile.

On le respecte.


Entre femmes, on peut se dire ça

Si tu vis des vertiges inexpliqués,
si tu te sens instable sans raison claire,
si tu as l’impression que ton corps t’échappe…

Tu n’es pas seule.

Et ce n’est pas une faiblesse.

C’est un signal.


Et surtout

Si les symptômes sont nouveaux, intenses ou inquiétants,
il est toujours important de consulter pour éliminer d’autres causes.

Mais si on t’a déjà dit que tout est “normal”
et que tu continues à ressentir ces vagues étranges…

Peut-être que ton corps essaie simplement de te dire qu’il est saturé.

Et que ralentir n’est pas un luxe.

C’est un soin.


Ma bulle féminine, 

Christelle Vanwarbeck

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