Luna de Serena Giuliano

 "Parfois on pense trouver le soleil en août, mais c'est la lune qu'on trouve en mars."


Une nouvelle lecture de Ma' :
Luna, quel roman rempli d’affection.

À travers la découverte de la ville de Naples on y découvre également son côté sombre et dur, les épreuves qu'ont dû traverser les familles les plus pauvres. Le règne de la Camorra.
Mais "la discipline est aux Napolitains ce que l'amabilité est aux Français", ils se relèvent, se battent et avancent. Il n'y a jamais de demi-mesure, c'est toujours dans l'excès.
Ce roman parle de l’amour sous toutes ses formes tant les liens sont fort. La famille, le socle, la base, ce lien si fort que lorsque l'on met un parent sur un piédestal, c'est tellement violent quand le lien se détruit tant l’amour était puissant. L’amitié, la vraie, celle qui uni des êtres parfois tellement différents, celle qui vous porte au-delà de toute difficulté à surmonter, celle qui aide à gérer les souffrances, celle qui fait rire à en pleurer et celle qui laisse parler les silences sans angoisse. Et enfin c’est amour si fort qui nous permet le matin de notre mariage de n’avoir peur de rien car on sait qu'on a fait le bon choix.
Le roman parle de réconciliation, de pardon et de reconnaissance avec tant de justesse. Luna quitte Milan et ses repères, ses amies, pour se rendre au chevet de son père malgré les liens autrefois rompus. Elle y rencontrera les deux Filomena, elle y retrouvera à sa cousine Gina et passera quelques heures aux côtés d'Anna et son mari Pasquale. Anna vu "qu’elle a oublié de se mêler de ce qui la regarde", poncture le récit d’expressions napolitaines. Elles sont toutes délicieuses.

Pigliate o buono quanno te vene, ca u malamente non manca maj. "Prends les bonnes choses lorsqu'elles se présentent, car les mauvaises ne manqueront jamais".

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