Après le cancer : pourquoi personne ne parle vraiment de “l’après” ?
On parle beaucoup du combat.
Des traitements.
De la chimiothérapie.
De la radiothérapie.
De la chirurgie.
Du courage.
Mais l’après… est rarement raconté.
Quand tout le monde pense que c’est fini
Quand les traitements s’arrêtent, l’entourage respire.
“Ça y est, c’est derrière toi.”
“Tu vas pouvoir reprendre ta vie.”
Mais intérieurement, beaucoup de femmes ressentent :
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une fatigue immense
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un corps qu’elles ne reconnaissent plus
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une peur sourde de la récidive
-
une hypersensibilité émotionnelle
-
un décalage avec le monde
Le combat visible est terminé.
Le chemin invisible commence.
Un corps changé, une identité transformée
Après un cancer, le corps porte parfois des traces :
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cicatrices
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douleurs persistantes
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ménopause précoce
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prise ou perte de poids
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chute ou repousse différente des cheveux
Mais il y a aussi la transformation intérieure.
On ne revient pas “comme avant”.
On revient autrement.
Plus lucide.
Plus fragile parfois.
Plus forte aussi.
La solitude de l’après
Ce que beaucoup décrivent, c’est la solitude.
Pendant la maladie, il y a :
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les rendez-vous
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les soignants
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l’attention
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la mobilisation
Après, le silence.
On doit :
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retravailler
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reprendre un rythme
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sourire
-
rassurer les autres
Alors qu’à l’intérieur, tout est encore en reconstruction.
La fatigue post-cancer : une réalité
La fatigue après cancer peut durer longtemps.
Ce n’est pas une faiblesse.
C’est une conséquence réelle des traitements, du stress vécu, du choc physique et psychologique.
Et pourtant, combien de femmes s’en veulent de ne pas “tenir comme avant” ?
Et si l’après n’était pas un retour, mais une renaissance ?
Certaines femmes racontent qu’après le chaos, quelque chose s’est clarifié.
Elles ne tolèrent plus :
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les relations toxiques
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le stress inutile
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les obligations absurdes
-
le “toujours plus”
Elles choisissent différemment.
Plus lentement.
Plus consciemment.
Tu n’as pas à redevenir celle d’avant
Si tu as traversé un cancer,
tu n’as pas à prouver ta force en permanence.
Tu as le droit :
-
d’avoir peur parfois
-
d’être fatiguée
-
de changer
-
de poser des limites
-
de ne plus vouloir vivre comme avant
La guérison ne se mesure pas seulement aux examens médicaux.
Elle se mesure aussi à la paix intérieure.
À celles qui sont en rémission
Tu n’es pas “trop sensible”.
Tu n’es pas “faible”.
Tu es en reconstruction.
Et cela prend du temps.
Si cet article peut rassurer une femme qui se sent seule dans son après…
Alors il mérite d’être partagé.
Connais tu l'asbl Vivre comme Avant Belgique, l'association de patientes du cancer du sein à Bruxelles et en Wallonie. Ses membres, toutes volontaires ont connu et vaincu la maladie et proposent des actions.
Pour trouver une association locale, il est recommandé de contacter la Ligue contre le cancer ou de demander aux équipes soignantes de l'hôpital.
Ma bulle féminine,
Christelle Vanwarbeck
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Alors dites-moi svp…
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