Anecdote estivale : 1. Le jour où j’ai appris qu’un hamac peut être une arme
Je ne me méfiais pas. Le hamac avait l’air innocent. Il était suspendu entre deux pins, bercé par la brise du sud, avec cette allure paresseuse qui te murmure : « Viens, installe-toi, laisse-toi aller… » Et moi, évidemment, j’ai obéi.
J’étais en vacances dans un petit coin de paradis, quelque part en Ardèche. Il faisait chaud, les cigales me donnaient un concert privé, et j’avais décidé de tester ce fameux hamac offert par ma belle-sœur (celle qui fait toujours tout dans l’authentique, le rustique, le “retour aux sources”). Je m’étais dit : « Allez, tu peux être cette femme cool, détendue, bohème… »
Tu parles.
J’ai tenté l’approche en douceur : poser une fesse, répartir le poids, basculer délicatement. Sauf que ce truc avait visiblement une volonté propre. À peine assise, me voilà projetée dans une sorte de roulade arrière non souhaitée, avec un bruit de tissu tendu, puis libéré… suivi d’un BAM très net. Mon dos dans la poussière, mes pieds en l’air, et mon ego en morceaux.
Le hamac ? Toujours là, en balancement tranquille, comme s’il n’avait rien vu, rien fait.
Mon mari, cet homme avec un grand H (H comme Humour dans ce cas précis), a tout juste eu le temps de me demander : « C’est prévu dans le programme, ce salto arrière ? » avant de partir dans un fou rire incontrôlable. Moi, j’essayais de garder un semblant de dignité avec des brindilles dans les cheveux et le short de travers.
Bilan : un bleu sur la hanche, un fou rire qui a duré tout l’apéro, et un nouveau dicton maison : "Méfie-toi du hamac, surtout quand il te sourit."
Depuis, je préfère les transats. Au moins, eux, ils ne te jugent pas quand tu t’écroules dedans avec ton magazine, ton rosé bien frais et ta dignité en option.
Anne, lectrice.
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