Anecdote estivale 2 : la robe coincée dans la portière
C’était une matinée parfaite. Tu sais, le genre de moment où tout semble sourire : ciel bleu, petit vent chaud, l’odeur du pain frais dans la rue, et moi, ravie, sortant du marché avec mon panier bien garni. Des pêches juteuses, des tomates, un bouquet de basilic qui sentait le sud… Je rayonnais.
Je me dirige vers ma voiture, je pose mon panier sur le siège passager, je claque la portière, je fais quelques pas pour traverser la place. Et là, un courant d’air frais vient me chatouiller la cuisse. Trop frais. Je baisse les yeux… et je comprends.
Ma robe fluide, toute légère (et un peu traîtresse), était coincée dans la portière. Depuis cinq bonnes minutes. Et moi, j’avais traversé fièrement la moitié de la place, fesses à l’air, telle une héroïne tragique oubliée d’un film burlesque.
Un vieux monsieur m’a adressé un clin d'œil complice. Deux ados ont pouffé. Et sur la terrasse du café, un type a applaudi. Oui, applaudi. J’ai esquissé une révérence (autant assumer jusqu’au bout), récupéré ma robe, et je suis remontée dans ma voiture comme si de rien n’était… ou presque.
Depuis, je vérifie trois fois avant de fermer une portière. Et j’ai appris une chose : la dignité, c’est surfait. Le rire, lui, ne se froisse jamais.
Marina,
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